Choisir la solution simple ou complexe?


Plus l'énergie d'activation pour démarrer une tâche est élevée, plus nos chances d'échecs sont élevées.


Si on a le choix entre une solution simple ou complexe, on a étrangement tendance à privilégier la plus compliquée, comme si le simple fait qu’elle soit complexe et qu’on n’y comprenne pas grand-chose était une preuve de son sérieux et/ou de sa validité.  Comme résultat, on aura tendance à éliminer des solutions simples par le simple fait que cela ne pourra pas fonctionner, car c'est beaucoup trop simple.  On aura souvent tendance à penser: "ça ne peut pas être aussi simple, mais voyons..."

Quand même incroyable non? C'est comme si on cherchait à se compliquer la vie!  Ce phénomène est bien documenté sous le nom de biais de la complexité

C'est une des raisons pourquoi on procrastine autant.  On veut trop savoir, on veut trop comprendre avant de se lancer dans un projet.  C'est beaucoup plus simple de demeurer dans sa boite de courriel alors qu'on devrait avancer sur un projet qui nous semble gros et complexe.   

Shawn Achor, dans son livre The Happiness Advantage, appelle cela l'énergie d'activation.  Plus l'énergie d'activation pour démarrer une tâche est élevée, plus nos chances d'échecs sont élevées.  Je peux décider de me lever le matin et d'aller courir 10 minutes dans mon quartier ou encore de me lever, préparer mon sac de gym, prendre la voiture, conduire au gym, enfiler mes vêtements et revenir à la maison à la course pour battre le traffic. Je choisis la solution complexe (aller au gym le matin) vs la solution simple (courir dans mon quartier) parce que ma définition d'un bon entrainement inclus le gym.  

C'est facile de ne pas avancer en se disant que la solution est au-delà de nos habiletés.  Ou encore, d'expliquer son inaction par le fait que ce n'est pas évident de se rendre au gym le matin!  C'est une très belle façon de protéger son égo face à nos insuccès.

Dans son dernier livre, Effortless, Greg McKeown questionne cette tendance que nous avons tous à complexifier notre environnement. Et si c'était facile? À quoi ça pourrait ressembler si c'était facile? 

Si vous avez le choix entre 1) prendre de l'initiative sur un problème que vous avez identifié et implanter une solution rapidement ou 2) planifier une réunion inter-départementale pour discuter du problème afin d'identifier des solutions.  Laquelle des deux options est la plus simple? Laquelle des deux options est pourtant la plus souvent choisie? 


Voici 5 stratégies qui vous permettront de réduire le biais de la complexité:

  • Utiliser le principe du rasoir d'Ockam (de Guillaume d'Ockam) qui nous dit que la solution la plus simple est généralement la bonne.  Les hypothèses les plus simples doivent être préférées.  Privilégiez toujours la solution la plus simple en premier.  Et lorsque la solution est simple, on est inévitablement plus rapidement dans l'action!

  • Utiliser la règle du 5 minutes.  Face à un problème, un gros projet complexe, une tâche sur laquelle on procrastine régulièrement, soyez dans l'action seulement 5 minutes.  Juste 5 minutes, pas 6, pas 10, pas 15.  Juste 5 minutes et arrêtez-vous.  Utiliser le chronomètre et pratiquer l'abstinence après 5 minutes. Observez bien ce qui se passera par la suite. Inutile de vous dire que pratiquer l'abstinence augmente le désir!
  • Redéfinir votre définition du succès.  Dans un monde de comparaison et d'image, essayer de mesurer votre succès par votre effort ou encore par l'exécution d'un processus spécifique, et non pas par le résultat final.  Miser davantage sur la progression plutôt que l'atteinte d'un objectif précis.  Écrire 500 mots par jour, m'entrainer 20 minutes, consommer 1800 calories par jour et oubliez l'objectif final.  
  • Utiliser la technique Seinfeld: le comédien Jerry Seinfeld qui est selon toute vraisemblance l'humoriste ayant généré les plus gros revenus de tous les temps, a bâti une valeur nette estimée à plus de 1 milliard. Lorsque Brad Isaac, autre comédien ayant eu la chance de le côtoyer, lui a demandé le secret de son succès, Seinfeld lui a répondu:  pour être un meilleur humoriste, tu dois écrire des textes qui font rire et pour écrire des textes qui font rire, tu dois écrire à tous les jours. Achète-toi un gros calendrier annuel mural et accroche-le sur un mur très visible.  Prends un surligneur rouge, et fais une croix sur la journée ou tu as écrit.  Après quelques jours, tu auras une belle chaine qui sera de plus en plus longue.  Ton objectif est de ne pas briser la chaine!
  • Prendre un mélange des 4 stratégies précédentes: choisir la solution la plus simple pour te mettre dans l'action, exécuter cette action 5 minutes par jour, mesure ton succès sur l'exécution de ton action plutôt que le résultat final en utilisant un support visuel très visible avec un gros X rouge.

Trop souvent nous avons tendance à compliquer les choses parce que nous croyons que c'est la meilleure façon de faire alors que cette approche nous paralyse trop souvent.

Comment peux-tu te mettre dans l'action rapidement en simplifiant davantage ton approche.  Tu dois être un architecte et avoir un plan mais une fois cette étape franchie tu dois devenir le maçon qui va déposer les briques une à une, de la manière la plus simple possible, jour après jour, afin de fabriquer ta propre pyramide.

Au travail maintenant!!!


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